Cette semaine, j'ai raté la keynote d'apple. En écoutant les commentaires, je me suis dit bof, il n'y pas d'iPhone 5... et j'avais donc raté ce qui ressemble à la dernière révolution en matière d'OS : Siri. Mais quand j'ai vu la vidéo qui suit, j'ai compris que je m'étais trompé : l'iPhone est en train de garder une longueur d'avance et Apple un avantage compétitif.
Siri est une nouvelle interface à commande vocale. Le concept n'est pas nouveau mais ce qui change, comme souvent avec Apple, c'est que cela semble fonctionner !!!
Ces deux derniers jours, j'étais à LeWeb, la fameuse conférence organisée par Loïc Lemeur à Paris. C'était un petit peu la Silicon Valley sur Seine, l'occasion de rencontrer plusieurs centaines d'entrepreneurs. Un évènement d'importance qui est même chroniqué sur les médias US, par exemple MarketWatch qui a nommé récemment Steve Jobs CEO de la décennie.
J'ai eu l'impression de rater quelque chose : en même temps, à San Francisco, Salesforce donnait sa conférence annuelle : DreamForce (l'occasion de croiser Bill Clinton et Stevie Wonder... et j'espère que comme moi, vous appréciez les Black Eyed Peas ;-)
C'est impressionnant : il y a presque 15.000 personnes dans la salle. Les autres chiffres sont encore plus renversants entre le demi-milliard d'utilisateurs de facebook, les centaines de millions d'utilisateurs de twitter. Marc Benioff, CEO de Salesforce nous donne encore d'autres chiffres : l'iPad se vendrait à plus de 1 million d'exemplaires par mois alors que le produit n'était pas inventé il y a seulement un an.
Le dernier chiffre que j'ai envie de citer, 10 ans que la solution salesforce est présentée, les choses ont changées puisqu'on est passé de Bush à Obama ;-)
Je vous recommande de regarder cette conférence donnée par Fabrice Epelboin. Le sujet peut sembler un peu philosophique et pourtant, il y a tellement de questions à régler, peut-être que cette idée de créer un comité d'éthique pour le numérique mérite d'être creusée. Je pense en particulier à l'opposition entre propriété intellectuelle et liberté sur laquelle on doit s'interroger...
Si ces questions vous intéressent, je vous recommande d'aller voir le site de l'Université du SI ainsi que les podcasts USI (avec Michel Serres, Daniel Cohen, Eliahu Goldratt, etc.)
Les rencontres entre geeks et boss... j'en viens à me demander de quel côté je me trouve ;-)
Le Social Highlighting, c'est à dire la possibilité de partager ce que l'on souligne. La nouveauté est en effet qu'on n'est plus seul face à sa lecture.
Les notes : au lieu d'écrire dans la marge, la possibilité de taper ses notes (et de les récupérer).
Les dictionnaires intégrés : pas la peine d'aller chercher le dictionnaire dans l'étagère.
La possibiilté de twitter ou d'envoyer sur facebook des citations (encore une fois, de partager sa lecture)
La recherche : c'est sans doute un des aspects les plus pratiques de la lecture sur eBook.
Le partage : rien à dire, il est plus facile de prêter un livre.
Pour le garder : oui, on sait qu'un livre peut rester pendant des siècles dans une bibliothèque. Qu'en est-il du kindle ?
Les livres d'occasion : j'ai longtemps acheté mes livres chez Gibert mais depuis que je suis éditeur, je suis moins fan ;-)
Bien sûr, je trouve que les avantages du livre papier sont écrasants : c'est d'abord économique, facile à transporter et à offrir mais surtout, ça ne tombe jamais en panne de batterie. Pourtant, la comparaison n'est pas tout à fait juste car quand j'ai un livre électronique dans la main, ce n'est pas tout à fait un livre, c'est un potentiel de milliers de livres et quelque part, c'est toute la connaissance du monde qui est accessible, à portée de doigts.
Je me trouve à New Haven, Connecticut pour le Yale Publishing Course et je pense que c'est le meilleur endroit au monde pour travailler sur les révolutions que sont en train de vivre notre industrie. Pour ceux que ça intéresse, il y a un blog officiel par Linda Ruth. On peut aussi suivre la conférence en direct avec twitter et le hastag #ypc10.
Pour le premier jour, on a beaucoup parlé de Joseph A. Schumpeter et de destruction créatrice. D'abord avec Paul Saffo sur la fin de l'âge de la consommation de masse et l'avènement de celui des "créateurs". Ensuite, on a pris encore un peu d'altitude avec Richard Foster de l'université de Yale pour revenir à du plus concret avec David Young, CEO of Hachette Group qui a d'ailleurs partagé avec nous cette vidéo qui est une vraie réussite.
Pour la suite, Robert Baensch nous a un peu démoralisé avec la situation et les chiffres aux USA ; pas grand chose de positif à part les e-book. On a d'ailleurs conclu là-dessus avec l'intervention de Charles Melcher dont le propos est de nous montrer que nous avons besoin de découvrir ou 'inventer la grammaire de l'édition électronique.
Pour la fin de journée, ceux qui ont été à Stanford se souviennent de l'inusable et toujours rafraichissant Martin Levin et ses 10 plus grandes erreurs dans l'édition.